''C’est'' ou ''ce sont'' ?


Que dire, c'est ou ce sont ?

Les expressions ‘’c’est’’ et ‘’ce sont’’ sont construites avec le pronom ce (ou de son abrégé c’) et le verbe être. Elles sont dites impersonnelles. L’enjeu dans la bonne utilisation des deux expressions est de pouvoir identifier le sujet. Ainsi, le pronom ‘’ce’’ est le sujet apparent du verbe être, mais le sujet réel est un mot ou un groupe de mots situés après le verbe.
Dès lors, lorsque le sujet réel est au singulier, sans aucun doute l’expression adaptée est celle du singulier : ‘’c’est’’.
Exemples : c’est un monsieur plutôt gentil ; c’est moi qui leur ai raconté l’histoire ; c’est lui qui a vidé mon verre.
Cependant, lorsque le sujet réel est au pluriel, il n’est pas évident que le pluriel de l’expression, c'est-à-dire ‘’ce sont’’ soit toujours de meilleure langue. Il faudra plutôt distinguer suivant les circonstances.
Ainsi, on emploie :
-          Ce sont : lorsque le sujet réel est un nom, un groupe nominal ou un pronom personnel de la troisième personne du pluriel (c'est-à-dire qu’on peut remplacer par eux ou ils).
Exemples : Ce sont eux qui nous ont guidés ; ce sont mes parents qui lui ont sauvé la vie ; ce sont les joueurs de la FDD qui dominent ; ce sont mes amis qui arrivent… 
-          C’est : obligatoirement dans les cas suivants :
·         Quand le verbe est suivi de ‘’vous’’ ou ‘’nous’’ : c’est vous tous qui avez décidé, c’est nous-mêmes qui avons fait le devoir.
·         Dans l’indication de l’heure, d’une somme d’argent…, lorsque l’attribut de forme plurielle est pensé comme un tout, comme une quantité globale : c’est onze heures qui ont sonné, c’est trois millions de F CFA qu’il m’a remis.
·         Quand le pronom ‘’en’’ est intercalé dans l’expression : je ne voulais constituer l’équipe que de bons joueurs, mais je ne sais pas si c’en est.
·         Dans les expressions figées comme : si ce n’est, si ce n’était, n’est-ce pas, est-ce que, serait-ce, fût-ce, c’est-à-dire…
Enfin, il y a des cas dans lesquels, à l’écrit ou dans la langue parlée, on admet l’expression c’est, alors que c’est ‘’ce sont’’ qui est de meilleure langue :

  •  A l’écrit 

·         Lorsque le singulier et le pluriel sont identiques pour l’oreille : ce n’était pas des mensonges (qu’on écrive ce n’était pas ou ce n’étaient pas, nous avons la même sonorité à l’oreille)
·         Lorsque ce reprend un nom ou un pronom au singulier qui le précède : l’équipe en jaune, c’est les Eperviers.
Toutefois, comme sus indiqué, dans ces cas, le pluriel est meilleur. 

  • Dans la langue parlée :

Malgré qu’il soit préférable et plus conseillé de dire ‘’ce sont’’ quand les conditions requises sont remplies, on peut parfois admettre ‘’c’est’’.
Exemples :
On écrit en principe ‘’ce sont toujours eux qui font du bruit’’, mais on peut parfois tolérer dans le parler, ‘’c’est toujours eux qui font du bruit’’ ;
On écrit en principe ‘’ce sont le football, le tennis et le basketball qui sont mes jeux préférés’’, mais dans la langue parlée ‘’c’est le football, le tennis et basketball qui sont mes jeux préférés’’ peut être admis.

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